Avec la collecte de la Réformation de 2025, SPS souhaite apporter une contribution à la formation de la jeune génération. Il est important que l’enseignement religieux réformé soit maintenu dans le canton du Tessin, et que les enseignantes et enseignants obtiennent un soutien financier pour leur activité et leur formation. En même temps, cette collecte doit encourager l’Église tessinoise à continuer de proposer une offre d’enseignement religieux tournée vers l’avenir, enrichissante pour les enfants et adaptée aux conditions locales.
Le nombre d’enfants membres de l’Église réformée des régions de Bellinzone, Locarno et Sottoceneri ne cesse de diminuer. Ce recul se répercute sur les effectifs des élèves réformés, et complique ainsi le financement de l’enseignement religieux.
L’enseignement religieux n’est plus proposé qu’à partir de trois enfants. Cependant, les enseignantes et enseignants continuent de donner des leçons facultatives à un ou deux élèves, parce que la loi prévoit que chacune et chacun a droit à un enseignement religieux.
« Quand j’étais adolescente, j’ai souvent séjourné chez ma marraine au Tessin pendant les vacances. À l’époque, elle était pasteure de l’Église réformée à Ascona. Je connais depuis lors les défis particuliers auxquels est confrontée l’Église tessinoise : une communauté dispersée sur un vaste territoire, de longs trajets, le manque de moyens financiers. Malgré ces difficultés, tout est mis en oeuvre pour pouvoir proposer aux enfants un bon enseignement religieux. Cet engagement pour la prochaine génération
mérite notre soutien. »
L’enseignement religieux n’est plus proposé qu’à partir de trois élèves.
Les trajets des enseignantes et enseignants sont souvent longs, et la tâche demande beaucoup d’investissement personnel, car en raison du faible nombre d’élèves, la plupart des écoles ne proposent qu’une seule heure de religion protestante.
En outre, le recrutement et la formation du personnel assurant l’enseignement religieux s’avèrent particulièrement exigeants.
Au niveau secondaire, cet enseignement est financé par le canton, mais dans les écoles primaires, ses coûts sont à la charge des deux Églises cantonales reconnues.
Les contributions des communes politiques et des paroisses ne couvrent qu’environ deux tiers des coûts occasionnés. Quelques fondations proches de l’Église permettent de financer certaines tâches ecclésiales. Les dons bénévoles, les legs, les revenus
immobiliers et les aides en faveur de projets spéciaux restent indispensables.
« Chaque année, un cinquième de la collecte de la Réformation est destiné à la Fondation suisse de la Réformation. Cette année, le Conseil de fondation renonce à cette part. La vocation de la Fondation est de préserver et de renforcer la foi et l’engagement évangéliques réformés en Suisse, en particulier dans les régions de diaspora. Au Tessin, les membres de l’Église réformée forment une minorité confessionnelle dans un canton fortement marqué par la tradition catholique. En raison de la barrière linguistique, ils ne peuvent pas bénéficier des ressources proposées par les grandes Églises cantonales. C’est pourquoi il nous tient particulièrement à coeur de les accompagner dans leur engagement à transmettre la foi chrétienne, telle qu’elle est vécue dans la tradition réformée, à la prochaine génération. »
Pour en savoir plus sur la Fondation de la Réformation : www.refond.ch


